Comment la peste est-elle arrivée à Madagascar ?


Vous pensiez que la peste est une maladie du passé ? Vous vous trompiez ! Bien qu’elle ne tue pas autant de personnes qu’au Moyen-Âge en Europe (la peste aurait, à l’époque, tué plus de 30 % de la population du vieux continent), elle n’a pas disparu.

En 2017, il existe encore 3 pays où la peste est endémique, et Madagascar en fait partie. En vérité, chaque année, des personnes peuvent être touchées par cette maladie dans la Grande Île. Mais cette fois-ci, la maladie a été particulièrement dévastatrice, tuant plus de 50 personnes depuis le mois d’août. Elle a également atteint les centres urbains alors que généralement, cette maladie n’affecte que zones rurales, ce qui limite la propagation.

Selon l’OMS, « l’épidémie actuelle de peste pulmonaire a été signalée dans des zones où la maladie n’est pas endémique et dans des villes côtières très peuplées pour la première fois ».

La peste se transmet via les piqures de puces, qui proviennent généralement des rats. Cependant, sous sa forme pulmonaire, elle se transmet également entre humains. Et cette dernière, d’après l’OMS, est la forme la plus virulente car elle « peut déclencher de graves épidémies par transmission interhumaine due aux gouttelettes en suspension dans l’air. La période d’incubation peut être de 24 heures seulement ». Et « en l’absence de traitement, la peste pulmonaire est toujours mortelle », indique aussi l’organisme international.

Mais comment peste a-t-elle atteint Madagascar ?

Selon une publication de l’Institut Pasteur de Madagascar, c’est en 1898 que cette maladie est arrivée dans la Grande Île, via des bateaux à vapeur en provenance d’Inde.

Dans les archives de l’institut, une publication scientifique [Actualités épidémiologique de la peste à Madagascar (Ratsitorahina M & Al, 2002) ] explique :

« La peste est entrée à Madagascar en 1898, à partir du port de Toamasina, suite à l’escale d’un bateau venant d’Inde. En 1921, elle arrive à Antananarivo et s’étend sur les Hautes Terres Centrales en y provoquant des épidémies sans précédent pendant près de 20 ans. Jusqu’au début des années 1980, elle a persisté à bas bruit surtout en milieu rural, avant de connaître une reviviscence au point de constituer un problème de santé publique de nos jours. La peste urbaine existe surtout dans la ville d’Antananarivo (réémergence en 1978 après 28 ans de silence apparent) et dans le port de Mahajanga (réémergence en 1991 après 63 ans de silence apparent). »


admin8859 Auteur

Commentaires

    Roland

    (17 octobre 2017 - 10 h 52 min)

    Rien d’étonnant que cette peste nous frappe devant cette insalubrité insupportable que nous laissent ces bennes à ordures remplies à raz le bord à ciel ouvert où l’on voit les rats aussi gros qu’un chat s’y nourrir, certains enfants affamés qui viennent faire leur besogne dans ces bennes à ordures sont plus chétifs que ces rats gavés qu’on voit sortir de ces bennes à ordures, voir cette peste prendre place n’a rien de si surprenant devant cette insalubrité citadine la plus innaceptable pour assister à la propagation de ce fléau mortel …

    RaphGill

    (17 octobre 2017 - 14 h 48 min)

    Il y a pourtant tellement de belles choses a Madagascar dont les medias devraient se faire l’echo.

    http://www.kiteparadise-madagascar.com

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